Ma grande traversée du Vercors par le GR 91 – étape 5

Jour 5 : De Pré Peyret à Dôme du Glandasse

5 août 2020 : Malgré le vent de la nuit, pas de pluie. La toile de la tente est donc relativement sèche. Le départ va pouvoir se faire au plus tôt. Petit déj rapide, rangement de la tente et du sac et profitage du lever de soleil et de ses couleurs. Je suis en pleine “golden hour” !

De tels reflets sur un tel décor !
De tels reflets sur un tel décor !

Un détail va me stresser pour ce 5e départ. Un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup (trop ?!)… ma montre GPS ne se connecte pas aux satellites et donc pas de mesure possible. Ça me soule, pas eu de soucis jusque là. J’avais vraiment envie d’avoir la trace complète de cette rando. Bon je me résous à partir car je perds trop de temps. J’arrive enfin à la resynchroniser après 3 bons kilomètres de marche ! ouf ! D’où la ligne droite que vous constaterez sur ma trace GPS ci-dessous après pré Peyret.

Un panorama qui en met plein les yeux pour une pause !

Entre temps, j’ai fait le plein d’eau à une source bien cachée derrière la cabane de pré Peyret. La prochaine fontaine naturelle sera qu’en fin de journée demain sur les hauteurs de Châtillon-en-Diois.

Après cela je reprends le sentier du GR. Je vais passer le col du Pison, pas très haut (1650 m d’altitude) mais un bel effort à fournir quand même… Je suis au 5e jour et ça se sent dans les jambes. Le terrain est essentiellement rocheux et enherbé. Pas de difficulté à marcher ici, d’autant que je vais redescendre un peu.

J’arrive dans une grande plaine et je me crois alors en plein far west. Une étendue tellement immense ! Et en arrière plan, le mont Aiguille, telles les montagnes de Monument Valley aux États-Unis, se dresse alors dans mon dos ! Je m’attends presque à voir dévaler la cavalerie poursuivant les Indiens ! Ambiance irréelle.

Me voilà au Carrefour des Quatre Villes. C’est le moment de se reconcentrer car il va falloir gravir un nouveau sommet ou plutôt atteindre les crêtes de la Montagne du Glandasse. Je vais atteindre le sommet de la montagne de Die (1900 m d’altitude), depuis lequel une vue à 360 degrés s’offre à moi. D’un côté, une vue imprenable sur la vallée de Die où coule la Drôme et de l’autre sur la vallée d’Archiane avec le Mont Aiguille en fond. MAGNIFIQUE !!

C’est d’ailleurs ici, que je retrouve du réseau mobile pour pouvoir donner quelques nouvelles de mon avancée ! Et c’est aussi le bon moment pour la pause déjeuner !

Déjeuner avec vue

Le chemin pour poursuivre redescendant légèrement. Il est plutôt agréable, dans un premier temps pour se transformer ensuite en pierrier moins évident. Cette fois le soleil est au rendez-vous, il chauffe. Je suis bien content d’avoir pensé à prendre mon t-shirt de cycliste qui s’ouvre jusqu’au nombril… j’en profite ça fait trop du bien ! Il faut utiliser l’eau à bon escient et surtout avec parcimonie. Mais de ce côté ça va pour l’instant, je ne gère pas si mal. La végétation, fortement exposée aux éléments est assez minimaliste. Je passe de chemins en terre à des chemins en pierres et ainsi de suite, avec souvent de l’herbe grillée. Le sentier est à flanc de montagne et longe le Roc de Peyrole, toujours sur la Montagne du Glandasse.

Au-dessus du vide
Devant le Mont Aiguille

L’heure avance et je me mets en recherche d’un nouvel endroit pour bivouaquer. C’est à ce moment que je passe devant un cairn géant, au moins 3 mètres de haut !

Le cairn géant

C’est au pied du Dôme du Glandasse que je suis interpellé par un autre randonneur en contre-bas du chemin, en train d’installer sa tente. Il m’informe qu’il vient de l’autre côté et que c’est le seul endroit avant un moment qui se prête au bivouac. Il est déjà 17 h 30, il est donc sage d’arrêter la journée ici. D’autant que l’endroit me semble plutôt bien. Et ce randonneur est très sympathique. Un retraité, bon vivant, qui a prévu son bivouac avec tout le nécessaire gastronomique. La soirée promet d’être intéressante. Intéressé par la biodiversité et par les plantes et fleurs en particulier, il me montre des edelweiss. Je n’en avais jamais vu auparavant, je suis ravi ! Cette fleur si fragile qui est protégée, ne pousse qu’en haute montagne. Une toute petite fleur blanche à la texture “cotonneuse”.

Chambre avec vue

Dans son élan floral, il va à la recherche de serpolet avec lequel il va nous préparer une infusion ! Royal ! La légendaire générosité du randonneur n’est pas usurpée !

Avant de me coucher, je regarde la direction dans laquelle je suis et je constate très vite que ce bivouac est orienté plein est. Devant moi, une vue imprenable sur tout le massif d’Archiane et le mont Aiguille. Demain matin, je décide que quoi qu’il arrive je me lève avant le soleil pour le voir surgir de la montagne !

Quelques bourrasques dans la nuit m’indiquent que j’ai fait l’erreur de mettre me tente en travers du couloir dans lequel je suis installé… J’ai eu droit à quelques ballottements… heureusement ça n’a pas duré ! ^^

A demain pour un réveil magique sur la 6e étape !

Résumé de la journée en photos

Bilan de la journée (estimation suite désynchro de la montre)

Les étapes précédentes