Ma grande traversée du Vercors par le GR 91 – étape 2

Jour 2 : Des bois des Allières à Corrençon-en-Vercors

2 août 2020 : C’est parti pour le 2e jour. Réveil aux aurores, petit déjeuner rapide et démontage de la tente et enfin je refais mon sac pour repartir sur le chemin.

Direction Corrençon-en-Vercors pour cette 2e étape. La première journée a été intense, la nuit aura quand même été réparatrice, les jambes vont plutôt bien. La difficulté reste le sac qui pèse sur les épaules de plus en plus.

Le relief du jour est plus régulier. Il v a y avoir même davantage de descente, Corrençon étant seulement à 1100 m d’altitude.

Vue imprenable sur la combe Noire
Vue de la combe Chaulange

Le bivouac était à 1500 m d’altitude. Le premier objectif de la journée est de relier la fontaine de Roybon qui est à 1441 m d’altitude. Les fontaines et les sources dans le Vercors sont très importantes, puisque la gestion de l’eau est l’enjeu principal de cette randonnée puisque ces fontaines naturelles sont rares et une fois sur les hauts plateaux, il n’y a plus de villages ni de civilisations pour recharger les gourdes… et une portion complète est même dépourvue de sources (j’y reviendrais).

Panorama depuis la combe Chaulange

La source de Roybon est déjà occupée… par les vaches ! Un abreuvoir directement dessous leur permet le même accès à l’eau que pour moi ^^. Je me sers donc directement à la sortie du tuyau et non pas dans l’abreuvoir 😉

La source de Roybon, l’abreuvoir et les vaches… il faut choisir !
Un sentier “100 % vaches” après la source de Roybon

Après avoir refait le plein d’eau, je continue à descendre en direction de la cabane de la Fauge. Une mauvaise lecture du balisage et de ma carte me fait descendre par le mauvais sentier et je vais donc contourner cette cabane via un sentier forestier tout en descente. Très prononcée la descente d’ailleurs. Mais le chemin est agréable. J’ai retrouvé mon itinéraire prévu en arrivant sur les hauteurs de Villard-de-Lans, au niveau des Glovettes, près du “Balcon de Villard”… mais sans voir la fameuse cabane non plus. Pas grave.

Direction chez Gérard !

A partir de ce point, d’ailleurs, la randonnée est nettement moins intéressante car le décor, plus urbanisé est bien moins joli. Je longe quelques routes bitumées, des immeubles. Retrouver un “vrai” chemin a été fort agréable sur cette partie là. Malgré tout, le rythme reste modéré, pour s’économiser mais aussi parce que, mine de rien, la fatigue se fait sentir.
A partir du lieu-dit “Les Bouchards” (Bonjour Gérard :D), le parcours est à nouveau assez fade et sans réel intérêt, et ce jusqu’à la destination du jour à Corrençon-en-Vercors.

Une première moitié d’étape montagnarde très sympa, plutôt en descente, pas de vraie difficulté mais une gestion de l’effort pour ne pas se griller les jambes malgré tout. Une partie en sous bois de pinède en terre, une partie, plus rocailleuse. Une deuxième moitié très monotone et sans plaisir visuel. Les vues sur la station de ski ne présentent pas d’intérêt. C’est moche même !

Corrençon-en-Vercors va représenter la dernière ville-étape de ce périple. Il est donc primordial de faire le plein en eau et de se reposer du mieux possible avant la 3e étape qui marque l’entrée sur les hauts plateaux. La météo, n’étant pas favorable du tout, puisque j’essuie une grosse averse, un dilemme se présente alors… Bivouac or not bivouac. Le gros de la rando commence à partir de là et se trouver avec toutes les affaires trempées avec une telle pluie n’est pas le meilleur plan… Ça alourdirait le poids sur les épaules déjà conséquent. Je prends la décision de passer la nuit à l’hôtel avec regret mais pour me préserver.

Résumé de la journée en photos

Bilan de la journée

Les étapes précédentes

Ma grande traversée du Vercors par le GR 91 – étape 1

Il y a un an jour pour jour je me lançais dans une petite aventure, même un défi personnel : La traversée des Hauts-Plateaux du Vercors en parcourant le circuit de Grande Randonnée 91 (GR 91) en autonomie complète de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) à Châtillon-en-Diois (Drôme). 88 km en 6 jours avec un sac à dos de 18 kg (tente, matelas, couchage, nourriture et 3 litres d’eau compris).

Récit au jour le jour, un an après… [Oui parce que je n’ai jamais pris le temps de faire ce résumé avant !]

Jour 1 : de Saint-Nizier-du-Moucherotte au refuge des Allières

1er août 2020 : Parti à 8 h 00 depuis la table d’orientation de Saint-Nizier-du-Moucherotte, petite commune dans les hauteurs de Grenoble, le chemin balisé en rouge et blanc grimpe immédiatement en direction du premier sommet à franchir : le Moucherotte (1817 m d’altitude).

Le sentier longe le vieux et abandonné tremplin de ski olympique avant de contourner le pic des Trois Pucelles. L’ascension déjà bien pentue, se fait au rythme du soleil levant, qui donne de magnifiques reflets au gré des lacets sur le flanc de la montagne. Le poids du sac se fait déjà sentir… et ce n’est que le 1er jour, que le départ !
Tous les virages donnent déjà sur de magnifiques panoramas. Ça ne fait que commencer.

Panorama depuis le Moucherotte encadré par des arbres
Panorama lors d’une escale sur le Moucherotte
Ascension du Moucherotte de bon matin… sous le soleil

Le sentier se poursuit en serpentant entre les sapins sur des single tracks et quelques pierriers ajoutant encore de la difficulté. La chaleur se fait sentir de plus en plus. Le ciel est bien bleu, mais je continue à monter.

L’arrivée au sommet du Moucherotte est une première victoire. La vue sur Grenoble et la vallée en contre bas sont une récompense qui fait du bien. L’effort a payé et maintenant c’est l’heure du réconfort. Premier pique-nique avec vue assis sur les rochers, à côté de la station météorologique. La pose du sac… c’est ça le vrai bonheur ici !

Vue sur Grenoble depuis le sommet du Moucherotte

C’est maintenant temps de penser à redescendre en direction de la cabane “Habert des Ramées” (1620 m d’altitude) avant de relier la station de Lans-en-Vercors qui me permettra de rejoindre l’objectif du jour : le refuge des Allières. Bien sûr, la descente fut mouvementée. Une petite chute est à mettre à mon actif. S’eut été étonnant que je reste tout le temps sur mes pieds ! Ce ne serait pas moi sinon ? … Rien de grave, j’ai été déséquilibré en arrière à cause de mon sac à dos (18 kg tout de même le bougre !!) en prenant une photo d’un cairn. Vous ne savez pas ce qu’est un cairn ? Il s’agit de ces empilements de pierres que l’on voit régulièrement le long des chemins de randonnées. En montagne, ils permettent aussi de s’orienter en l’absence de balisage.

Un cairn qui m’a porté malheur

A Lans, j’ai même longé la piste du Trophée Andros, qui, à cette saison est bien sèche !

Après une pause bien méritée, je repars en direction des Allières. Une longue ligne droite en montant m’attend. C’est un véritable calvaire en fin de journée. Elle est interminable, je ne vois pas le bout. Mais le refuge pointe bientôt le bout de son nez.

Une nouvelle pause s’impose. Bien que la spécialité de la maison soit la tarte aux myrtilles, je ne prends que de la glace. L’effort de la journée et la fatigue me coupent un peu la faim. Une glace ça coulera mieux et ça rafraichira !

Mon premier bivouac

Le coin est dégagé, mais peut-être trop justement pour planter la tente. Le soleil brille bien, ce n’est pas une bonne idée de rester dessous. En outre, il n’est que 16 h 30, c’est finalement tôt pour installer le bivouac. Je repars encore un peu, je vais bien trouver un lieu tranquille et plus abrité pour la nuit. Je rentre dans un bois à flanc de coteau qui monte légèrement. Le sentier longe un dévers en sous bois. Malgré la pente, je commence à rechercher un endroit assez plat. Je fini par trouver ! Ma tente trônera entre 3 arbres où la pente est bien moins prononcée. Place au bivouac !

Je vais passer ma première nuit dans les bois seul dans ma tente ! Mais avant 2 choses importantes me restent à faire : le repas… et quelques besoins naturels… dans la nature. Le repas, rien de compliqué, c’est du lyophilisé. De l’eau chaude, un peu de patience et c’est prêt. Les besoins naturels sont une toute autre histoire. Premier objectif, trouver le lieu idéal. Après quelques repérages alentours c’est chose faite. J’ai mon petit coin tout douillet… avec vue !! Et à 1500 m d’altitude, le panorama sur la vallée de Lans-en-Vercors est plutôt sympa, surtout au coucher du soleil. Second objectif… bon je ne vous fais pas de dessins !

A l’intérieur de la tente

Et c’est là que la meilleure anecdote de cette aventure se produisit. Est-ce racontable ? Allez go ! Pour faire simple et en résumé, j’ai fait une découverte capitale ce soir-là… à mes dépends : les guêpes adorent l’urine ! heureusement, l’histoire finie bien. Non je n’en dirais pas plus.

A demain pour l’étape 2 !

Coucher de soleil au-dessus de Lans-en-Vercors

Notes pour moi-même : 1. Les oiseaux mangent dans les arbres la nuit et laissent tomber les restes de graines/coques/pommes de pins au sol. Quand tu plantes ta tente sous cet arbre, tu te fais littéralement bombarder toute la nuit par tous ces déchets et résidus de repas.
2. Ton cerveau reste en éveil toute la nuit à l’affût de tous les bruits autour de la tente afin de déterminer l’origine des bruits en question… spoiler alerte : tu dors mal.
3. Sinon la nuit dans la nature, c’est cool !

Résumé de la journée en photos

Bilan de la journée

Une séance de roller

4 novembre 2011 – 2.5 mois après ma première vidéo et après un mois d’utilisation de mes nouveaux rollers Seba FR1, voici l’évolution de mon apprentissage du slalom. J’en suis donc a plus de 3 mois d’entrainement.

La vidéo n’est pas de très bonne qualité car filmée avec mon téléphone portable, à contre jour… et posé à terre. Combiné aux feuilles mortes au sol et la luminosité ambiante… le décor est planté !

Mes premiers slaloms en roller

Depuis fin juillet, j’ai repris le roller. C’est grâce à Guillaume qui m’a redonné le virus. De fil en aiguille, j’ai fait la connaissance d’un petit groupe de copains qui roulent sans aucune prétention (mais pour certain avec un excellent niveau) et qui slalome (plutôt pas mal même). Des amateurs de freeskate qui ont soif de partage et qui ne se prennent pas la tête ! Ils se surnomment même les Truites (en référence à leur “concurrent”, le Club de Châteauroux “Les Piranhas”) !

Bref… l’ambiance est extra et depuis un mois, je progresse à leur côté comme jamais j’ai progressé ! Merci à tous !

Je me suis mis aussi au slalom. Avec de tels professeurs, ça ne pouvait que bien se passer. Slalom croisé puis à ma grande surprise, slalom croisé arrière… mais aussi sur un pied ! Que du bonheur ! … le tout avec une paire de roller de “compétition” : une vieille paire de K2 fitness achetée il y a 11 ans !!

La vidéo qui suit date du 18 août 2011. Il s’agit du premier jour où je suis arrivé à réaliser le slalom croisé arrière. Je venais de passer près de 2 H 00 à m’entraîner sans interruption. Commençant par un plot puis 2… puis 3… etc. jusqu’à ce que j’y parvienne. C’est pourquoi la technique est encore plus qu’hésitante, mais j’y suis arrivé et c’est là l’essentiel après tout ! Je suis super fier ! et avec mes rollers, c’est pas loin d’être un exploit !

Sinon même, sur le slalom avant je suis super droit, super rigide… une baguette montée sur roue !! j’ai encore du boulot moi. En même temps cela faisait juste 3 semaines que je commençais le slalom… Je manque encore de souplesse, mais ça vient… et encore une fois, la platine extra longue de mes rollers n’aide en rien. Un peu de tolérance est la bienvenue donc. Merci d’avance.

D’autant que ça faisait que 3 semaines à peine que je commençais le slalom…

Mais rendez-vous est d’ores et déjà pris fin septembre à Paris pour changer ces rollers ! Vivement ! J’ai vraiment hâte… Je sens de plus en plus la limite des miens… et mes roues neuves installées fin juillet sont déjà usées…