Ma grande traversée du Vercors par le GR 91 – étape 1

Il y a un an jour pour jour je me lançais dans une petite aventure, même un défi personnel : La traversée des Hauts-Plateaux du Vercors en parcourant le circuit de Grande Randonnée 91 (GR 91) en autonomie complète de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) à Châtillon-en-Diois (Drôme). 88 km en 6 jours avec un sac à dos de 18 kg (tente, matelas, couchage, nourriture et 3 litres d’eau compris).

Récit au jour le jour, un an après… [Oui parce que je n’ai jamais pris le temps de faire ce résumé avant !]

Jour 1 : de Saint-Nizier-du-Moucherotte au refuge des Allières

1er août 2020 : Parti à 8 h 00 depuis la table d’orientation de Saint-Nizier-du-Moucherotte, petite commune dans les hauteurs de Grenoble, le chemin balisé en rouge et blanc grimpe immédiatement en direction du premier sommet à franchir : le Moucherotte (1817 m d’altitude).

Le sentier longe le vieux et abandonné tremplin de ski olympique avant de contourner le pic des Trois Pucelles. L’ascension déjà bien pentue, se fait au rythme du soleil levant, qui donne de magnifiques reflets au gré des lacets sur le flanc de la montagne. Le poids du sac se fait déjà sentir… et ce n’est que le 1er jour, que le départ !
Tous les virages donnent déjà sur de magnifiques panoramas. Ça ne fait que commencer.

Panorama depuis le Moucherotte encadré par des arbres
Panorama lors d’une escale sur le Moucherotte
Ascension du Moucherotte de bon matin… sous le soleil

Le sentier se poursuit en serpentant entre les sapins sur des single tracks et quelques pierriers ajoutant encore de la difficulté. La chaleur se fait sentir de plus en plus. Le ciel est bien bleu, mais je continue à monter.

L’arrivée au sommet du Moucherotte est une première victoire. La vue sur Grenoble et la vallée en contre bas sont une récompense qui fait du bien. L’effort a payé et maintenant c’est l’heure du réconfort. Premier pique-nique avec vue assis sur les rochers, à côté de la station météorologique. La pose du sac… c’est ça le vrai bonheur ici !

Vue sur Grenoble depuis le sommet du Moucherotte

C’est maintenant temps de penser à redescendre en direction de la cabane “Habert des Ramées” (1620 m d’altitude) avant de relier la station de Lans-en-Vercors qui me permettra de rejoindre l’objectif du jour : le refuge des Allières. Bien sûr, la descente fut mouvementée. Une petite chute est à mettre à mon actif. S’eut été étonnant que je reste tout le temps sur mes pieds ! Ce ne serait pas moi sinon ? … Rien de grave, j’ai été déséquilibré en arrière à cause de mon sac à dos (18 kg tout de même le bougre !!) en prenant une photo d’un cairn. Vous ne savez pas ce qu’est un cairn ? Il s’agit de ces empilements de pierres que l’on voit régulièrement le long des chemins de randonnées. En montagne, ils permettent aussi de s’orienter en l’absence de balisage.

Un cairn qui m’a porté malheur

A Lans, j’ai même longé la piste du Trophée Andros, qui, à cette saison est bien sèche !

Après une pause bien méritée, je repars en direction des Allières. Une longue ligne droite en montant m’attend. C’est un véritable calvaire en fin de journée. Elle est interminable, je ne vois pas le bout. Mais le refuge pointe bientôt le bout de son nez.

Une nouvelle pause s’impose. Bien que la spécialité de la maison soit la tarte aux myrtilles, je ne prends que de la glace. L’effort de la journée et la fatigue me coupent un peu la faim. Une glace ça coulera mieux et ça rafraichira !

Mon premier bivouac

Le coin est dégagé, mais peut-être trop justement pour planter la tente. Le soleil brille bien, ce n’est pas une bonne idée de rester dessous. En outre, il n’est que 16 h 30, c’est finalement tôt pour installer le bivouac. Je repars encore un peu, je vais bien trouver un lieu tranquille et plus abrité pour la nuit. Je rentre dans un bois à flanc de coteau qui monte légèrement. Le sentier longe un dévers en sous bois. Malgré la pente, je commence à rechercher un endroit assez plat. Je fini par trouver ! Ma tente trônera entre 3 arbres où la pente est bien moins prononcée. Place au bivouac !

Je vais passer ma première nuit dans les bois seul dans ma tente ! Mais avant 2 choses importantes me restent à faire : le repas… et quelques besoins naturels… dans la nature. Le repas, rien de compliqué, c’est du lyophilisé. De l’eau chaude, un peu de patience et c’est prêt. Les besoins naturels sont une toute autre histoire. Premier objectif, trouver le lieu idéal. Après quelques repérages alentours c’est chose faite. J’ai mon petit coin tout douillet… avec vue !! Et à 1500 m d’altitude, le panorama sur la vallée de Lans-en-Vercors est plutôt sympa, surtout au coucher du soleil. Second objectif… bon je ne vous fais pas de dessins !

A l’intérieur de la tente

Et c’est là que la meilleure anecdote de cette aventure se produisit. Est-ce racontable ? Allez go ! Pour faire simple et en résumé, j’ai fait une découverte capitale ce soir-là… à mes dépends : les guêpes adorent l’urine ! heureusement, l’histoire finie bien. Non je n’en dirais pas plus.

A demain pour l’étape 2 !

Coucher de soleil au-dessus de Lans-en-Vercors

Notes pour moi-même : 1. Les oiseaux mangent dans les arbres la nuit et laissent tomber les restes de graines/coques/pommes de pins au sol. Quand tu plantes ta tente sous cet arbre, tu te fais littéralement bombarder toute la nuit par tous ces déchets et résidus de repas.
2. Ton cerveau reste en éveil toute la nuit à l’affût de tous les bruits autour de la tente afin de déterminer l’origine des bruits en question… spoiler alerte : tu dors mal.
3. Sinon la nuit dans la nature, c’est cool !

Résumé de la journée en photos

Bilan de la journée

Les étapes suivantes

Une séance de roller

4 novembre 2011 – 2.5 mois après ma première vidéo et après un mois d’utilisation de mes nouveaux rollers Seba FR1, voici l’évolution de mon apprentissage du slalom. J’en suis donc a plus de 3 mois d’entrainement.

La vidéo n’est pas de très bonne qualité car filmée avec mon téléphone portable, à contre jour… et posé à terre. Combiné aux feuilles mortes au sol et la luminosité ambiante… le décor est planté !

Mes premiers slaloms en roller

Depuis fin juillet, j’ai repris le roller. C’est grâce à Guillaume qui m’a redonné le virus. De fil en aiguille, j’ai fait la connaissance d’un petit groupe de copains qui roulent sans aucune prétention (mais pour certain avec un excellent niveau) et qui slalome (plutôt pas mal même). Des amateurs de freeskate qui ont soif de partage et qui ne se prennent pas la tête ! Ils se surnomment même les Truites (en référence à leur “concurrent”, le Club de Châteauroux “Les Piranhas”) !

Bref… l’ambiance est extra et depuis un mois, je progresse à leur côté comme jamais j’ai progressé ! Merci à tous !

Je me suis mis aussi au slalom. Avec de tels professeurs, ça ne pouvait que bien se passer. Slalom croisé puis à ma grande surprise, slalom croisé arrière… mais aussi sur un pied ! Que du bonheur ! … le tout avec une paire de roller de “compétition” : une vieille paire de K2 fitness achetée il y a 11 ans !!

La vidéo qui suit date du 18 août 2011. Il s’agit du premier jour où je suis arrivé à réaliser le slalom croisé arrière. Je venais de passer près de 2 H 00 à m’entraîner sans interruption. Commençant par un plot puis 2… puis 3… etc. jusqu’à ce que j’y parvienne. C’est pourquoi la technique est encore plus qu’hésitante, mais j’y suis arrivé et c’est là l’essentiel après tout ! Je suis super fier ! et avec mes rollers, c’est pas loin d’être un exploit !

Sinon même, sur le slalom avant je suis super droit, super rigide… une baguette montée sur roue !! j’ai encore du boulot moi. En même temps cela faisait juste 3 semaines que je commençais le slalom… Je manque encore de souplesse, mais ça vient… et encore une fois, la platine extra longue de mes rollers n’aide en rien. Un peu de tolérance est la bienvenue donc. Merci d’avance.

D’autant que ça faisait que 3 semaines à peine que je commençais le slalom…

Mais rendez-vous est d’ores et déjà pris fin septembre à Paris pour changer ces rollers ! Vivement ! J’ai vraiment hâte… Je sens de plus en plus la limite des miens… et mes roues neuves installées fin juillet sont déjà usées…

WordCamp Paris 2011

Pour sa 4e édition, le WordCamp Paris s’est déroulé le 14 mai dernier toujours à La Cantine dans le 2e arrondissement de Paris. Toujours emmené par l’association WordPress Francophone, celui-ci a pour vocation de promouvoir WordPress et aussi de faire se rencontrer la communauté.

Après avoir installé la salle pour la mini conférence du matin, Xavier a ouvert ce WordCamp vers 9 H 45 par une présentaiton rapide de la journée. Il embraye tout de suite sur le sujet de la conférence : WordPress 3.2 et ses quelques nouveautés.

La mini-conférence

Xavier s’est donc efforcé de nous présenter les nouveautés à venir de WordPress 3.2, qui doit arriver d’ici juin. La version bêta 1 est d’ores et déjà disponible. Quelques uns des nouveaux éléments à attendre :

  • Un nouveau thème par défaut baptisé sobrement Twenty Eleven basé sur le thème Duster
  • Une interface d’administration relookée
  • Un éditeur de texte dynamique laissant la place à la rédaction et sans élément perturbateur…

Cette nouvelle version ne sera pas celle de la révolution, mais celle de l’évolution. On ne change pas vraiment mais on améliore. Voilà ce qu’il faut retenir.

Cette mini-conférence se termine à 10 H 45. Xavier Borderie, entouré des membres du staff WPFR présents (Amaury Balmer, Didier Demory et moi-même)  annonce donc le départ pour les sessions barcamp. Le tableau est vite noirci et les premiers ateliers sont donc choisis pour une première session avant la pause déjeuner.

Voici mon WordCamp en résumé :

Mon WordCamp

WordPress : Découverte et Fonctions avancées

Atelier WordPress
Un atelier WordPress très suivi

Cet atelier est orienté davantage “utilisateurs”, ce qui me convient parfaitement. Personne n’ayant l’air de vouloir vraiment prendre les rênes, je m’improvise donc en animateur du débat, aidé par Michel de XiliGroup. La première direction prise et celle qui va finalement orienter la discussion une heure durant est la question des limites de WordPress. La première réaction indique une image encore forte de l’outil de blog “exclusivement”. Le développement de WordPress est justement fait pour parvenir à obtenir une image de CMS à part entière. Certains interviennent en disant que WordPress se rapproche des autres CMS existant et perd un peu de ses racines. L’évolution a un prix.

Rapidement, quelques techniciens avancent que WordPress doit être hacké dès lors que des fonctions plus complexes sont nécessaires entravant le bon fonctionnement des mises à jour notamment. Pour quelques personnes, ceci est une vraie limite… mais ont-ils vraiment raison ? A mon sens non. J’insiste sur ce point : WordPress ne devrait jamais être hacké il est conçu pour que cela ne soit pas nécessaire (des spécialistes WP me l’ont confirmé par la suite). Seuls les thèmes et les fichiers associés doivent être modifiés. A partir de là tout est possible… mais il semble que ce point ne soit pas clair pour tout le monde… Un problème de compréhension s’instaure donc autour de la table… J’ai même découvert qu’on me prend alors pour un “fanatique” de WordPress. Passionné me conviendrait mieux mais bon…

Toujours à propos des limites, il est évoqué que si on installe des extensions, c’est que celles-ci sont atteintes. Hum… Je pense que là c’est l’esprit WordPress qui n’est pas bien compris.

La faiblesse du moteur de recherche s’impose finalement comme la limite la plus importante. Cette fonction n’étant effectivement pas très efficace. A quand une refonte en profondeur de cet outil ?

A propos des fonctions avancées, il est fait référence aux divers progrès apportés depuis la version 3.0 principalement. Dans le désordre, les points abordés qui plaisent aux utilisateurs et facilitent la tâche : Les Custom Post Types de WP 3.1, le gestionnaire de menu depuis WP 3.0, la gestion des widgets pour modeler à loisir ses barres latérales…

Ces fonctionnalités ont toutes un point commun, elles rendent plus simple l’utilisation et la gestion de WordPress et donc d’un site web.

On a échappé de peu au débat de quel est le meilleur CMS… ce n’était vraiment pas l’objet ni le lieu… ouf !

La question de la fin était : WordPress pour les développeurs ou WordPress pour les utilisateurs ? … à méditer donc…

Convaincre pour utiliser WordPress

Peu de participant à cet atelier, mais des échanges fort intéressants malgré tout. Ici, on a surtout affaire à des professionnels de WordPress qui donnent leurs arguments de vente. Ainsi, celui qui revient souvent, c’est le fait que WordPress est open source. Le bénéfice pour le client (ou l’utilisateur) est simple, s’il se désengage du prestataire, il garde son site sans rien devoir d’autre. En effet, il n’y a pas de propriété du code au prestataire. C’est le principe de l’open source.

La force de la communauté est un argument qui ne manque pas de poids. Savoir que l’on peut trouver des réponses à ses questions facilement est un avantage certain.

Entre les ateliers

J’ai profité de ce WordCamp pour rencontrer certaines personnes que je cotoie en ligne et avec qui j’ai échangé ces derniers temps soit par e-mail, soit via le forum, soit par l’intermédiaire de blogs, etc. Parler de vives voix avec eux est toujours plaisant puisque cela confirme qu’Internet est aussi un vecteur permettant les échanges en direct.

Ainsi, j’ai pu rencontrer Benjamin Lupu, Directeur Internet du Groupe Moniteur, qui a eu la lourde tâche de migrer la plupart des sites web de son groupe de presse sous WordPress. Son expérience est très enrichissante. Il est un peu un précurseur puisqu’il semble qu’il soit véritablement le pionnier en matière de “stratégie” WordPress à grande échelle dans une société nationale de cette envergure. Espérons qu’il soit suivi de près par d’autres.

J’ai fait la connaissance de Stéphane, l’auteur du blog 4h18, qui avait notamment soulever un débat autour de la communauté francophone, il y a quelques semaines… nous y reviendrons… Nous avons échanger quelques minutes sur nos points de vue et ainsi faire évoluer sa vision des choses.

Ensuite, dans le désordre : Cyril de l’AFUP, Fleur Marty de Flaoua Corp, Jean-Marc Caillat-Grenier de Maniaks Interactive, Julie Franck de TBWA Corporate, Francis Chouquet de Fran6art.com… et d’autres encore que j’oublie.

La mini-conférence du soir

WPFR - v4
WPFR - v4

Pour clore cette journée bien remplie, il a été décidé par le staff de réaliser une mini-conférence sur la communauté, ses projets et en particulier le site wordpress-fr.net. Il nous avait été reproché un manque de transparence, un manque d’ouverture et un sens communautaire trop restrictif… nous avons donc essayé de répondre aux interrogations légitimes des uns et des autres. L’une de ces réponses sera le lancement la version 4 du site WPFR dans quelques semaines. Cette dernière laissera la part belle à la communauté avec la possibilité donnée à chacun de contribuer de manière plus efficace à la communauté. Ce volet communautaire sera représenté par la mise en place de BuddyPress permettant la gestion de profil notamment. Le forum sera migré vers bbPress, ce qui permettra d’avoir un seul compte pour toutes les fonctionnalités du site… Toutes ces perspectives ont été accueillies très positivement et je pense sincèrement que cela redonnera un nouveau souffle à notre communauté.

Un aperçu de l’avant-projet de ce que pourrait être la nouvelle interface du site a été montré en avant première. Ce qui a eu pour effet de permettre de prendre des contacts avec des éventuels “Directeurs artisitiques” susceptibles de nous aider dans cette évolution.

Xavier a laissé la parole à Stéphane de 4h18.com qui a pu s’expliquer sur la “polémique” qu’il avait lancé sur son blog avec l’épisode du “polit bureau”. Il a pu exposé ses arguments et expliqués qu’il avait obtenu ce dont il voulait et s’en réjouissait. A sa manière il a certainement participé à faire avancer la communauté francophone… le tout avec un très bon esprit.

Je ne traiterai pas des traditionnels repas  du midi chez Dédé la Frite et de l’after au Corcoran’s tout proche puis la fin de soirée au restaurant Le Zinc des Cavistes… pour le dernier carré de motivés ! Mais que de bons moments comme toujours.

Bonus